Les orphelins du bout du monde d’Harmony Verna

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ISBN : 2714473954
Éditeur : Belfond (01/06/2017)

Au début du XXe siècle, une somptueuse histoire d’amour à l’atmosphère ensorcelante, avec pour toile de fond les vastes plaines de l’Ouest australien, terres ancestrales du peuple aborigène.
Leonora est une miraculée. Abandonnée par son père dans la fournaise du désert, puis recueillie dans un orphelinat, la petite s’est murée dans le silence. Son seul ami : James, un Irlandais rebelle, qui la protège comme une sœoeur. Mais le lien si fort qui unit les deux orphelins est brutalement rompu lorsque Leonora est adoptée par les Fairfield, de riches industriels qui l’emmènent aux États-Unis. Des années plus tard, c’est une belle héritière qui revient sur les terres australes, au bras de son mari, le ténébreux et irascible Alex Harrington, venu diriger la mine des Fairfield. C’est là que Leonora va retrouver James. Malgré le temps, leur complicité est intacte ; or Alex ignore tout du passé de la jeune femme…
Comment lutter contre cette force irrésistible qui la pousse vers James ? Comment échapper à la soif de contrôle maladive de son époux ? Pris au piège de la jalousie, des mensonges et des drames de l’Histoire, les orphelins du bout du monde seront-ils un jour réunis ? Lire la Suite

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La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose de Diane Ducret

 

P1080483[1]ISBN : 2081421690
Éditeur : Flammarion (28/02/2018)

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Lire la Suite

Chère Mrs Bird de AJ Pearce

9782714478047ORI[2]

ISBN : 2714478042
Éditeur : Belfond (05/04/2018)

Résumé :

Dans la droite lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de charme et d’humour british, véritable ode à l’amitié, à la générosité et au courage des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale.Londres, 1941. Lire la Suite

Corpus equi de Diane Ducret

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« Il est un lieu précis de l’’existence où l’’ombre et le corps se rejoignent. Ce moment-là il faut le saisir, marcher face au soleil, mettre le pied à l’’étrier qui s’’offre à vous, triompher de la gravité, galoper sans soucis de gloire ou de fortune, à l’’ère mécanique ne pas aller bien vite peut-être, mais libre. » Il est des rencontres dont la chaleur suffit à emplir toute une vie et dont le deuil vous laisse estropié à jamais.

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Les garçons de l’été de Rebecca Lighieri

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ISBN : 2818041791

Éditeur : P.O.L. (03/01/2017)

Forts de leurs études brillantes, de leur famille convenable et convenue, de leur beauté radieuse et de leur maîtrise du surf, Thadée et Zachée ont cru que l’’été serait sans fin. Que la vie se passerait à chevaucher les vagues, entre jaillissements d’’embruns et poudroiements de lumière. Mais en mutilant sauvagement Thadée un requin-bouledogue le privé de l’’existence heureuse auquel il semblait voué : il est devenu un infirme. La bonne santé des uns, la sollicitude des autres le poussent à bout. Et le révèlent à lui-même jaloux, envieux et même : psychopathe.

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Promesse de Belva Plain

9782714474940[1]

Collection : Le Cercle Belfond

Date de parution : 16/02/2017

 

Résumé :
Le combat d’une femme qui, apprenant la trahison de l’être aimé, saura-t-elle retrouver le chemin fragile du bonheur.

La vie s’était toujours montrée généreuse à l’égard de Margaret. À quinze ans, elle était tombée folle amoureuse d’Adam Crane et l’avait épousé quelques années plus tard. De leur union étaient nés trois adorables enfants. Chaque jour, elle se répétait qu’il faisait bon vivre chez eux et que jamais rien ne pourrait détruire leur bonheur. Lire la Suite

Filles de la Mer de Mary Lynn Bracht

Filles-de-la-mer[1]Mary Lynn Bracht
ISBN : 2221197275
Éditeur : Robert Laffont (01/02/2018)

Résumé :

Sur l’île de Jeju, au sud de la Corée, Hana et sa petite soeur Emi appartiennent à la communauté haenyeo, au sein de laquelle ce sont les femmes qui font vivre leur famille en pêchant en apnée. Un jour, alors qu’Hana est en mer, elle aperçoit un soldat japonais sur la plage qui se dirige vers Emi. Aux deux filles on a maintes fois répété de ne jamais se retrouver seules avec un soldat. Craignant pour sa soeur, Hana rejoint le rivage aussi vite qu’elle le peut et se laisse enlever à sa place. Lire la Suite

Une longue impatience de Gaëlle Josse

9782882504890[1]ISBN : 2882504926
Éditeur : Noir sur blanc (04/01/2018)

Résumé :

Ce soir-là, Louis, seize ans, n’’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’’attente, par l’’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d’’une grande retenue et d’’une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées.
« C’’est une nuit interminable. En mer le vent s’’est levé, il secoue les volets jusqu’’ici, il mugit sous les portes, on croirait entendre une voix humaine, une longue plainte, et je m’’efforce de ne pas penser aux vieilles légendes de mer de mon enfance, qui me font encore frémir. Je suis seule, au milieu de la nuit, au milieu du vent. Je devine que désormais, ce sera chaque jour tempête. »

Mon avis :

« Ce soir Louis n’est pas rentré. Je viens d’allumer les lampes dans le séjour, dans la cuisine, dans le couloir. Leur lumière chaude et dorée, celle qui accompagne la tombée du jour, si réconfortante, ne sert à rien. Elle n’éclaire qu’une absence ».
La mise en place du décor est particulièrement efficace, le lecteur rentre d’emblée dans le vif du sujet. Déjà les mots nous touchent. Nous partageons avec une grande émotion la détresse d’Anne. Comment ne pas comprendre son désarroi, sa détresse, ses tourments face au manque de l’être aimé. Son fils Louis, 16 ans est parti suite à une altercation assez grave qu’il a eue avec son beau-père. Anne fait des allers-retours dans sa vie pour comprendre ce qui lui a échappé, pour comprendre ce désastre. Pourquoi Etienne s’est-il comporté de cette façon avec Louis, il lui avait pourtant promis qu’il s’occuperait de son fils et qu’il l’aimerait comme le sien. Il s’en est allé autrement. Le regrette-t-il ?
Anne est une femme qui est déchirée entre sa vie de mère qui fut très modeste auprès d’ Yvon le marin, le père de Louis et de sa vie de femme mariée avec Etienne notable du bourg qui l’aime d’ailleurs à la folie et leurs deux enfants. Anne a subi la guerre et ses privations, elle a subi le veuvage, c’est une femme forte et fière qui a travaillé à l’usine pour que son fils ne manque de rien. Elle s’est toujours battue et là encore pour ne pas sombrer elle agit, fait des recherches pour retrouver Louis et elle apprend qu’il s’est engagé sur un bateau pour parcourir les mers lointaines. A ce moment-là, Anne entre dans l’autre versant de sa vie, celle d’une mère torturée, une mère abandonnée qui attend le retour de son fils.
Pour rester vivante elle a un projet, elle lui écrit de longues lettres dans lesquelles il est question de fêtes et de ripailles pour fêter le retour du fils prodigue.
« Tous les jours je dois m’inventer de nouvelles résolutions, des choses pour tenir debout, pour ne pas me noyer, pour me réchauffer, pour écarter les lianes de chagrin qui menacent de m’étrangler ».
Gaëlle Josse écrit la vie avec tendresse et compassion. A la lecture de ses mots, on sent et on ressent. Anne est à la fois anonyme et singulière, elle est le symbole de toutes les mères qui donnent la vie. Elle est l’alliance des contraires, elle est ombre et clarté, c’est une femme tiraillée entre deux existences, celle de sa vie de mère et celle de sa vie de femme mariée. Ce qui m’a plu aussi dans ce roman c’est la grande subtilité dont fait preuve Gaëlle Josse pour traiter de sujets délicats. Un très beau roman en somme.

Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

41uPxYlH6TL[1]ISBN : 2072765625
Éditeur : Gallimard (11/01/2018)

Résumé :

« Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu. » Ce premier roman raconte l’amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance. Mais l’écriture poétique et sulfureuse de Violaine Huisman porte aussi la voix déchirante d’une femme, une femme avant tout, qui n’a jamais cessé d’affirmer son droit à une vie rêvée, à la liberté.

Mon avis :

Fugitive parce que reine est un livre que l’on reçoit en plein cœur et en pleine face avec une violence inouïe. Catherine est une mère borderline, maniaco-dépressive, ce qui l’amène à avoir une personnalité hors norme qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Cette souffrance insupportable qu’elle porte en elle la rend imprévisible. Violaine Huisman fait des retours en arrière pour comprendre la complexité de sa mère. C’est une mère terrifiante et en même temps vibrante de sensualité et d’amour.
« Elle n’aurait jamais repoussé nos câlineries, nous pouvions la cajoler toute la nuit quand l’envie nous prenait de la rejoindre dans son lit, quand nous ne voulions pas dormir seules, ses bras étaient toujours grands ouverts, prêts à nous enlacer de toutes leurs forces pour l’éternité du monde entier ».
Certains passages auraient été trop crus et bien trop durs sans l’humour de Catherine, les phrases et les mots justes de Violaine H m’ont fait sourire bien des fois. On ne s’ennuie jamais en lisant ce livre, on est vite pris par les mailles du filet de la folie des grandeurs de Catherine. On veut savoir jusqu’où elle peut encore aller. Catherine est une femme divine, à éblouir et éblouissante, elle n’a pas le sourire mystérieux des Korès qui ne nous livre rien de ce qui se passe dans leurs têtes de marbre. Bien au contraire, Catherine explose, elle crie ses amours, ses désamours, elle clame ses désespoirs, affirme ses certitudes.
« Les vagues l’emportaient trop loin, trop haut et trop bas. Il aurait fallu qu’elle s’accommode d’une onde quand son cœur ne s’attachait qu’à des lames de fond ».
Elle est de toute évidence tourmentée et hantée par son passé. Des blessures aigües lui donnent envie de hurler, ses hurlements meurent au fond d’elle et réapparaissent violemment au dehors sur les êtres qu’elle chérit le plus au monde, ses deux filles. Elle les aime à en crever.
« Le foyer de maman était un âtre, elle y faisait feu de tout bois pourvu qu’y règnent l’ardeur des sentiments, la chaleur brûlante de sa foi en l’âme humaine ».
Violaine H ne nous laisse aucun moment de répit, on est pris dans l’engrenage de la tourmente, elle nous emmène par son écriture vers d’autres cieux et vers les profondeurs du Styx.
L’observation, l’humour, l’analyse profonde de la psychologie des émotions sont les moyens dont Violaine H a usé pour nous conter l’amour d’une mère pour ses filles et l’amour inconditionnel des filles pour leur mère.
J’ai été ballotée, trimballée, bousculée comme un bouchon sur l’océan avec ce roman. Un très grand roman avec une plume d’une grande intensité. C’est un livre que je ne suis pas prête d’oublier.

Animaux animots

Je voudrais partager avec vous cette très belle introduction de Paule Constant pour vous annoncer que du  22 au 25 mars prochain va s’ouvrir comme chaque année le festival des écrivains du Sud à Aix-en-Provence

Animaux animots

Ils étaient là avant nous. Nous sommes nés d’eux. Nous sommes faits de leurs plumes, de leurs écailles, de leurs cartilages, nous sommes dans leur peau. Nous avons des fonctions communes, des organes semblables, des gênes de grande similitude et dans les premières semaines de leurs vies nos fœtus se ressemblent. Les sociétés les plus anciennes dont ils étaient les dieux les ont adorés. Les mythologies ont toutes célébré les noces entre les hommes et les animaux, les déesses faisaient alors l’amour avec des cygnes et les dieux se changeaient en taureau pour enlever des mortelles. D’autres, pour glorifier leur divinité, posaient en majesté sur leur corps humain une tête d’animal. Qu’avons-nous fait pour nous séparer d’eux, décréter qu’ils étaient inférieurs, que non seulement la divinité dont ils étaient l ’apanage symbolique leur était interdite mais l’intelligence, l’émotion, l’amour ? Qu’avons-nous fait, en sortant des rituels, pour les élever et les tuer de la façon la plus barbare alors même que nous apprenons leur humanité à nos enfants à travers des représentations animales ? Des philosophes, des romanciers, des sociologues, des éthologues et de simples amis de la cause animale viendront nous donner leurs points de vue. Ils nous éclaireront sur la révolution fondamentale qui se joue dans ce siècle, alors que nous nous regardons avec horreur dans le miroir que nous tend une animalité.

Paule Constant de l’académie Goncourt Présidente du Centre des Ecrivains du Sud